Agios Nikolaos Anapasfsas
Le monastère masculin de Saint-Nicolas-du-Repos (Ιερά Μονή Αγίου Νικολάου Αναπαυσά Μετεώρων)est le premier que l'on peut visiter en arrivant par la route de Kastraki.
Ce n'est pas le plus impressionnant, mais Il abrite de précieuses fresques du XVIe siècle. Installé sur un étroit piton rocheux de 80 m de hauteur, ce petit monastère se distingue par son architecture complexe faite d'étages superposés.
Le site fut occupé à la fin du XIVe siècle par un ascète. Et le monastère fut fondé au début du XVIe siècle pour servir d'auberge aux pèlerins des Météores.
La montée se fait par un escalier de 80 marches taillé dans la roche dans les années 1930.
Le principal intérêt est le catholicon (église principale) Agios Nikolaos décoré en 1527 par le grand peintre Théophane le Crétois (1490-1559) à qui l'on doit aussi des fresques et icônes au mont Athos et à Chypre.
Dans le narthex, grande scène du Jugement dernier, celle de la dormition de saint Nicolas et l'épisode de l'Ancien Testament figurant Adam donnant leur nom aux animaux (il y a même un dragon !).
La nef est aussi magnifique, avec un large programme de la vie et de la Passion du Christ. À l'extérieur, sur la terrasse, belles vues sur Kastraki et la vallée du Pénée, les ruines de l'ancien monastère Agios Ioannis Prodromos (en contrebas, au sud-ouest), le monastère Roussanou (à l'est) et le Grand Météore (au nord).
Aghia triada
Dominant Kalambaka, le monastère masculin de la Sainte-Trinité-des-Météores (Ιερά Μονή Αγίας Τριάδας Μετεώρων/Iera Moni Agias Triadas Meteoron) est posé sur un piton de 300 mètres de hauteur complètement isolé des colonnes et collines voisines.
Une situation qui en fait l'un des monastères des Météores les plus difficiles à atteindre (145 marches).
C'est surtout le plus photogénique. Cinématographique, même : il a servi de décor à d'impressionnantes scènes des sagas Tintin (1961) et James Bond (1981). Mais il revient de loin.
Fondé entre 1458 et 1475 sur un site auparavant occupé par des ermites, il a subi d'importants dégâts durant la Seconde Guerre mondiale. C'est un monastère dévasté et « ouvert à tous les vents » que décrivent les écrivains Patrick Leigh Fermor et Jacques Lacarrière dans les décennies suivantes.
Finalement restauré et réoccupé par des moines depuis la fin des années 1970, il mérite une visite pour ses deux églises. On découvre d'abord la chapelle Agios Ioannis Prodromos (Saint-Jean-Baptiste). De forme circulaire et taillée dans la roche sans doute par des ermites, elle est ornée de fresques assez récentes (1862).
Le catholicon possède quant à lui une nef du XVe siècle repeinte par des moines en 1741. Mais son narthex, ajouté au XVIIe siècle, abrite des fresques plus anciennes, de 1692.
En revanche, peu d'icônes de valeur demeurent : 26 d'entre elles ont échappé aux pillages et se trouvent désormais au monastère de Varlaam. [le Petit Futé]
Agia Triada, "le monastère de James Bond"
Le monastère d'Agia Triada est probablement l'un des monastères les plus célèbres des Météores, car trés cinématographique, : il a servi de décor à d'impressionnantes scènes des sagas Tintin (1961) et James Bond (1981) Roger Moore y était chargé d'une mission mortelle...
Extrait de "Rien que pour vos yeux", avec Carole Bouquet (1981)
Dion
Dion est un lieu enchanteur de Piérie, situé juste au pied de l'Olympe, à l'est, là où vient mourir la montagne et où jaillissent par centaines des sources d'eau cristalline.
C'est là que prenait source le Baphyras, fleuve antique aux eaux si pures où se baignaient les Nymphes. Des chênes gigantesques et des eaux abondantes étaient autant de signes divins invitant au culte de Zeus Olympien, qui manifestait sa présence par des éclairs, et à celui des Muses, qui aimaient cette nature humide et les ombrages des grands arbres.
La commande de cafés frappés...
Site de Dion
Superbement aménagé, le site est l'occasion d'une magnifique promenade.
On est vite gagné par la magie du lieu car ce site recèle, quasiment à chaque tournant, de fabuleux trésors tant dans ses pierres que dans les trouvailles exposées dans son musée.
ON s'embarque sur un petit sentier frais et ombragé qui conduit à la découverte de sanctuaires, de théâtres antiques et vers la ville romaine qui garde encore quelques traces de sa beauté passée.
Sur votre route, on faites une halte devant les mosaïques d'une basilique paléochrétienne (Ve siècle).
Néanmoins, la curiosité majeure de Dion, c'est la merveilleuse villa de Dionysos, véritable complexe comprenant plusieurs îlots d’habitation accompagnés de boutiques, d’une salle de banquet, d’un temple, de divers atriums, d’une bibliothèque et de bains. La villa a également gardé plusieurs statues, l’œuvre majeure restant la magnifique mosaïque de pavement de la salle de banquet : elle représente Dionysos émergeant des flots, sur un char tiré par des panthères.
On ne manquerez pas non plus les ruines du temple de Zeus olympien où Alexandre le Grand rendit hommage au dieu avant de partir à la conquête de l’Asie. Plus loin, du petit théâtre romain (IIe siècle apr. J.-C.) restauré, on jouit d’une vue spectaculaire sur l’Olympe.